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EMPRISONNEMENT DE Mme LAFJAH FADDAH ET ARRESTATION DU JEUNE YASSINE SABRAT

16 juin 2009 | Lettre d'information

Les autorités marocaines ont emprisonné le samedi 13 juin 2009 la jeune sahraouie LAFJAH FADDAH à la Prison Noire de Laayoune pour avoir exprimé pleinement, vers 17 heures son opposition au scrutin qui a eu lieu le vendredi dernier au Sahara Occidental.
Mme LAFJAH est une jeune sahraouie âgée de 33ans et habite au quartier DIRIDAK. Elle s’est dirigée ce vendredi à un poste de vote à l’école Zarqtouni et elle est sortie avec une feuille de vote à la main qu’elle a déchiré par la suite. Elle s’est mise à se moquer des élections organisées par les autorités marocaines dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Après son arrestation, elle a subi une investigation et une enquête avant d’être mise à la prison noire de Laayoune suite à une décision du procureur du roi. Dans le même sens, le jeune sahraoui YASSINE SABRAT, 18 ans, a été arrêté vers 13h30min près de Qiadat Boucraà à Laayoune après avoir manifesté avec des jeunes de son âge contre les élections municipales. Cette manifestation a été violemment réprimée par les forces marocaines habillées en tenue officielle. La famille du jeune garçon a affirmé qu’il est toujours en état d’arrestation.

SEANCE REPORTEE DE TROIS DETENUS POLITIQUES SAHRAOUIS A AGADIR, MAROC

16 juin 2009 | Lettre d'information

Hassan Khallad
La cour d’appel de la deuxième instance de la ville d’Agadir, au Maroc a reporté, le mercredi 10 juin 2009, sa séance consacrée à 3 prisonniers politiques sahraouis jusqu’au premier juillet prochain. Il s’agit des nommés: ALI BOUAMOUD, MAHJOUB AILLAL et HASSAN KHALLAD. Les 3 détenus sahraouis ne se sont pas présentés devant la justice au moment où la cour s’est contentée de revoir leurs dossiers, ce qui prouve encore une fois l’état de santé dans lequel vivent les sahraouis derrière les barres. Cela est justifié surtout par la longue durée de la dernière grève qui a débuté depuis plus de 58 jours dans ladite prison. Nous signalons à ce sujet que l’arrestation des trois détenus a eu lieu après leur participation à une manifestation civile paisible réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Cette manifestation était organisée dans la ville de TANTAN au sud du Maroc.

DES BLESSURES LORS D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE

16 juin 2009 | Lettre d'information

Brahim zaghman
Les forces de l’ordre marocaines sont intervenues le soir du mardi 09 juin 2009 au quartier MAATALLAH, ville de Laayoune au Sahara Occidental. L’événement a eu lieu pendant que des manifestants sahraouis se sont mis à répéter des slogans contre l’organisation des “élections municipales” aux territoires occupés du Sahara Occidental. Les participants à la manifestation ont également appelé la communauté internationale à respecter le droit des sahraouis à l’autodétermination et réclamé la liberté de tous les détenus politiques. Ils ont aussi dénoncé les tribunaux injustes contre les prisonniers sahraouis ainsi que la vague de violence et de répression contre les civils sahraouis. Les forces marocaines ont recouru à encercler ledit quartier par ses multiples catégories en déployant un grand nombre de véhicules de police. Après l’encerclement, c’est la répression qui va toucher les habitants du quartier sans exception en laissant des blessés graves. Et parmi les victimes de cet acte inhumain des enfants et des femmes. Il s’agit de deux sahraouies, FATMA AMAYDAN et DHAHBA LJAMAI, qui ont subi des fractures et ont été transportées à l’hôpital “Hassan Belmehdi”. Ce dernier a connu lui aussi un encerclement terrible afin de pouvoir capturer les blessés avant même leur soin. Les forces marocaines ont continué pourtant leurs poursuites dans les rues et utilisé la force pour empêcher les manifestants de revenir. Beaucoup de blessés, dont des cas graves, ont été constatés parmi les habitants qui ont subi également toutes les sortes d’insultes de la part des policiers marocains. Parmi les blessés, on cite: LAMMAT ZAGHMAN, LGARGAR AMINATTOU, DAWDI FATMA, HAYAT RGUEBI, NGUIA LHAWASSI, ALIYEN LHOSSAINI, ESSALHA BEBKAZIZA et aussi BRAHIM ZAGHMAN, un vieillard. Sans oublier LKAOURIA CHBEKI avec son fils HMAYID, un enfant qui a été battu par des policiers en tenue civile.

Source: CCT-ASVDH, comité contre la torture attaché à l’Association.