Nouvelles tragédie au Sahara Occidental: Mort d’un grand nombre de jeunes sahraouis, parmi eux, le militant sahraoui et défenseur des droits humains, Naji Mohamed Salem BOUKHATEM

27/11/2006 | Lettre d'information

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Lettre d’information

El-Ayoune – Sahara Occidental

Lundi 27 novembre 2006

Nouvelles tragédie au Sahara Occidental:

Mort d’un grand nombre de jeunes sahraouis, parmi eux, le militant sahraoui et défenseur des droits humains, Naji Mohamed Salem BOUKHATEM

Une fois encore, l’immigration clandestine cause la mort d’un grand nombre de jeunes sahraouis forcés de quitter le territoire par crainte des atrocités auxquelles sont soumis les citoyens sahraouis, depuis mai 2005, par les forces répressives marocaines qui ne cessent de continuer leurs pratiques sauvages en opposition à les chartes et les pactes internationaux relatifs aux droits humains.

Ces victimes avaient tenté d’immigrer vers les îles Canaris, dans trois barques. Deux barques sont submergées dans des conditions non connues. La première barque, transportant vingt-quatre candidats, a laissé vingt morts ; dix corps retrouvés et dix portés disparus ; alors que quatre ont pu regagner la rive en vie. Par contre neufs des passagers de la deuxième barque sont toujours en vie alors que onze sont portés disparus.

L’un de ces victimes est le militant sahraoui et défenseur des droits humains, membre du Comité de Soutien au Plan de Résolution Afro-Onusien et pour la Protection des Ressources Naturelles au Sahara Occidental, Naji Mohamed Salem BOUKHATEM, né en 1970.

Dernièrement, le flux des candidats sahraouis à l’immigration clandestine, ne cesse d’accroître. Les pratiques répressives des forces sécuritaires marocaines sont la cause principale de ce phénomène. Effectivement, et depuis mai 2005, plusieurs jeunes sahraouis, victimes de la répression marocaine, ont affirmé avoir été menacé de torture par des responsables sécuritaires marocains, et qu’ils ont été encouragé à quitter le territoire, tout en leur garantissant de ne pas être interceptés par la marine royale marocaine.

Le cas des quinze disparus sahraouis, candidats à l’immigration, reste toujours ouvert et des soupçons autour de l’implication de certains services sécuritaires marocains ne cessent de s’alimenter suites à des informations que les familles ont pu recueillir.

Malgré les déclarations sur l’engagement du Maroc à diminuer le flux de l’immigration des africains subsahariens, la politique de cet Etat vis-à-vis des sahraouis, candidats à l’immigration clandestine, reste suspecte vue les déclarations de plusieurs jeunes sahraouis sur les encouragements et les menaces des responsables marocains, aussi bien que pour l’intérêt du Maroc à évacuer le territoire de ces jeunes qui participent aux manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Nous reviendrons sur ce sujet avec plus de détails ultérieurement.

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