Témoignage du citoyen sahraoui Elmehdi Ould Sid Ahmed ould Mouloud

08/02/2007 | Témoignage


elmehdiNom complet: EZAIAR Elmehid Ould Sid Ahmed Ould Mouloud

Date de naissance: 08 décembre 1987

Occupation: élève

Date d’agression : lundi 22 janvier 2007 à 20h GMT

Une grande voiture de plice, FOURGOUNETTE Blue, m’a arrêté lundi 22 janvier 2007 à 20h GMT, au quartier Catalonia ) El-Ayoune. Dans cette voiture se trouvaient environs neuf agents de police en civil. L’un d’eux m’a demandé mon nom, et quand je lui ai répondu, il m’a poussé dans la voiture et a bandé mes yeux. Un autre m’a demandé ma carte d’identité. Et quand j’ai répondu que je l’ai laissé chez moi, ils ont alors menotté mes main derrière mon dos.

En suite ils m’ont demandé de leur dire qui me donnait de l’argent pour acheter de la peinture et le drapeau national sahraoui et qui sont mes amis. Et quand je leur ai répondu que je n’au aucune relation avec ce sujet, ils ont alors levé mes pieds et ont commencé à me frapper au dessous de mes pieds à l’aide de leur matraques. Après, ils ont levé encore plus mes pieds et se sont mis à me frapper au niveau de mes fesses.

elmehdi

Après la voiture s’est dirigée vers la rivière de oued saguia. Et là ils m’ont dévêtu et m’ont obliger à me tenir debout sur une grosse pierre. Après avoir versé sur mon corps nu de l’eau froide, l’un d’eux m’a frappé à coup de pied et m’a fait tomber par terre.

Ils se sont ensuite mis à me menacer de viol. Ils ont même essayé de le faire à l’aide de leur matraque. L’un d’eux a pris un couteau et m’a dit qu’il allait me couper on appareil génitale pour que je devienne une femme. Un autre un pris un briquet et a essayer de brûler mon appareil génitale.

Après cette épisode de torture, ils m’ont alors demandé de travailler avec eux en échange d’une carte de la promotion nationale. Et quand j’ai refusé leur proposition ils ont alors amplifié leur torture. Le téléphone de l’un d’eux a sonné et ont alors cessé de me torturer. Ils m’ont remis mes vêtements et m’ont conduit vers le local de la police judicaire où j’ai été pris en photo et soumis à un interrogatoire. Ensuite ils m’ont demandé de passer le reste de la nuit debout, ce que je n’ai pas faire car je tombais à tout moment. Ils m’ont alors obligé à dormir par terre sans couverture ni rien.

Vers deux heures du matin du mardi 23 janvier, ils m’ont enlevé la bande qui était sur mes yeux et m’ont donné un verre d’eau puis ont repris l’interrogatoire. Lors de cet interrogatoire, ils m’ont dit qu’ils avaient des photos prouvant ma participation aux manifestations, mais quand je leur ai dit de me la montrer ils n’ont pas fait. De même ils m’ont dit que quelqu’un leur a déclaré mon nom et quand je leur ai demandé de me dire qui est cette personne, ils n’ont pas répondu.

Après il m’ont remis en liberté vers 13h GMT du Mardi 23 janvier 2007 .

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