Témoignage d’un citoyen sahraoui

27/03/2007 | Témoignage

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Nom et prénoms : Hussein Ould Mohamed Salem Ould Rguibi ALHIRI

Date de naissance : 25 mai 1984

Profession : aucun

Date d’agression : Vendredi 23 mars 2007, à neuf du soir

J’ai été arrêté le vendredi 23 mars 2007, près de l’école Khalid Ben Alwalid, par un agent de sécurité en civil, qui m’a demandé de l’accompagner. Et quand j’ai refusé il m’a dit qu’il était un homme de sécurité et il a contacté par son téléphone portable d’autres hommes de sécurité qui nous ont joints, dans une voiture de type « Kangu », dans l’avenue d’Alforsan.

Et quand la voiture est arrivée près de nous, le policier m’a frappé sur mon visage et m’a fortement frappé sur ma bouche jusqu’à ce qu’il saigne. Et la sévérité de la douleur m’a incité à pousser l’homme qui m’a forcé à entrer dans la voiture, à l’intérieur de laquelle étaient cinq hommes de sécurité dans en civil et trois en uniformes.

Alors ils m’ont bandé mes yeux et sont allés en dehors de la ville. Une fois là, l’un d’entre eux a pris un câble électrique tandis que le second a pris une matraque, et ont commençait à me battre. Après un moment un homme était arrivé, je pensent qu’il était le gardien des bâtiments, et leur a demandé: Que faites-vous à l’enfant ? Ainsi ils ont cessé de me torturer et m’ont conduit à la voiture, qui a démarré dans la direction de la station de police à l’avenue Smara.

Et là, un des investigateurs m’a indiqué que je serai poursuit en justice pour agression contre l’homme de sécurité qui m’a arrêté. Je lui ai dit : c’est moi qui a le droit à la poursuite judicaire contre cinq hommes de sécurité qui m’ont torturé en dehors de la ville. Les interrogatoires ont porté sur les drapeaux et les slogans hostiles à la présence du Marocain écrit sur les murs. Ma réponse était que je ne sais rien et que je n’ai aucun rapport avec le sujet ni avec ceux qui étaient responsables.

J’ai été libéré aux environs de minuit.

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