Jugement du juriste sahraoui en appel, à El-Ayoune

07/05/2007 | Lettre d'information

El-ayoune – Sahara Occidental

Lundi 07 mai 2007

Jugement du juriste sahraoui en appel, à El-Ayoune

asfari

Le juriste sahraoui, défenseur des droits humains et coprésident du CORELSO, Mr. Ennaâma ASFARI, a comparu, aujourd’hui lundi 05 mai 2007, devant la cour d’appel d’El-Ayoune.

Mr. ASFARI a répondu aux accusations de la cour que son jugement vient dans le contexte la répression qui s’abat sur la population sahraouie et représente un épisode d’une série sans fin de procès iniques dont sont victimes les défenseurs sahraouis des droits humains. Il a également rappelé la cour qu’elle devait prendre en considération, lors de ce procès, l’hiérarchie des sources de législations, surtout les conventions relatives aux droits humains que le Maroc avait signé et ratifié, notamment : la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention relative à la protection des défenseurs des droits de l’homme.

Mr. ASFARI a aussi stressé que son jugement s’inscrit dans le contexte de la continuité des violations des droits humains au Sahara Occidental et la dénégation de tous les droits aux citoyens sahraouis. Il également rappelé les violation dont sont victimes récemment un grand nombre de citoyens sahraouis et aussi ce que subissent les étudiants sahraouis ces derniers jours à l’université IBNOU ZOHR d’Agadir (sur du Maroc).

Mr. ASFARI a aussi exprimé son soutien à tous les détenus politiques sahraouis à leur tête le secrétaire général de l’ASVDH, Mr. Brahim SABBAR, et son soutien à la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination.

La cour a alors décidé de levé la séance et que la sentence sera prononcée le 21 mai prochain.

Nous rappelons que deux avocats français, Maître France WEYL et Maître Aline CHANU, ainsi que le juge italien, Mr. Nichola QUATRANO, avaient assisté en qualité d’observateurs à ce procès. Et malgré la présence remarquable des forces sécuritaires marocaines qui encerclaient le tribunal, certains défenseurs des droits humains ont pu s’infiltrer à l’intérieur et assister au procès, parmi eux, Sidi Mohamed DADACH, président du Comité pour le Soutien de l’Autodétermination au Sahara Occidental.