Réduction des peines des détenus politiques sahraouis, à Agadir, et enlèvement de l’ex-détenu politique sahraoui, Mr. Abderrahman BOUGARFA
14/05/2007 | Lettre d'information
El-Ayoune – Sahara Occidental
Lundi 14 mai 2007
Réduction des peines des détenus politiques sahraouis, à Agadir, et enlèvement de l’ex-détenu politique sahraoui, Mr. Abderrahman BOUGARFA
Cinq détenus politiques sahraouis, en prison civile d’Inezgane, sud du Maroc, ont comparu aujourd’hui, lundi 14 mai 2007, devant la cour d’appel d’Agadir. La cour adécidé de réduire leur peine à deux ans de prison ferme.
Les cinq détenus politiques sahraouis avaient été condamnés par la cour de première instance de la même ville à des peines allant d’un an à quatre ans.
Il s’agit de :
Mr. Mohamed TAMEK, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné 4 ans par la cour de première instance d’Agadir
Mr. Brahim KAJOUT, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné 3 ans par la cour de première instance d’Agadir
Mr. Driss MANSOURI, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné à 3 ans par la cour de première instance d’Agadir
Mr. Bachir NAJIAA, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inezgane, condamné 4 ans par la cour de première instance d’Agadir.
Le jugement de ces détenus politiques sahraouis, a été assisté par des observateurs espagnols et aussi par le président de l’asvdh. Ces derniers ont remarque que ces procès sont lion d’être équitables et que les témoins ont affirmé n’avoir reconnu aucun de ces détenus ce qui doit, normalement, les acquitter.
Par ailleurs, et à El-Ayoune, l’ex-détenu politique sahraoui, Mr. Abderrahmane BOUGARFA et son fils, ont été enlevés de leur maison tôt ce matin, vers 4 heures du matin par la police marocaine. La famille de Mr. BOUGARFA, dans son contact avec l’asvdh, dit n’avoir aucune connaissance de la raison pour laquelle ses deux membres ont été enlevés. La famille a également contacté les responsables de la police judicaire qui ont refusé leur répondre sur le sort des deux disparus. De même, l’asvdh a remarqué que les autorités marocaines ont font retour aux pratiques des années soixante dix et quatre vingt. L’asvdh a aussi été averti, en plus du cas de Mr. BOUGARFA et son fils, que des agents de police sont venus, à quatre heures du matin, à la maison de la famille sahraouie AHL ESSID, qui a refusé ouvrir la porte. Les agents de la police sont restés devant la porte de la maison pendant plusieurs heures avant de quitter. Ces deux cas marque un retour vers la disparition forcée dont sont victime plus de 500 citoyens sahraouis, dont le sort est toujours inconnu. C’est pourquoi l’asvdh lance un appel très pressant à toutes les ONGs des droits humains et à l’ONU pour agir en vitesse pour obliger l’Etat marocain à respecter les droits et les libertés au Sahara Occidental. Nous rappelons aussi que ces deux cas marquent la violation flagrante de la convention relative à la à la disparition forcée que le Maroc avait signé et ratifié.
