Baba Ali Toumi et Abdellah Dihani, étudiants Sahraouis, sont maintenant détenus dans la prison d’Ait Meloul

26/01/2010 | Lettre d'information, Prisonniers Politiques

Baba Ali Toumi et Abdellah Dihani
L’ASVDH a appris que les deux étudiants Sahraouis Baba Ali Toumi et Abdellah Dihani sont maintenant détenus dans la prison d’Ait Meloul au sud d’Agadir, après avoir été incarcérés dans la prison d’Okacha, puis de Berchid à proximité de Casablanca.

Leurs conditions de détention sont très dures et non conformes au droit international ni au droit marocain.

Les autorités de la prison de Ait Melloul cherchent délibérément à intimider les étudiants chercheurs depuis leur arrivée, conformément aux instructions et recommandations accompagnant le transfert de détenus depuis la prison de Casablanca. Les étudiants ont été séparés dès leur arrivée en milieu de semaine dernière. Chacun d’eux vit dans une cellule avec 47 prisonniers de droit commun.

Les deux étudiants Sahraouis Aba Ali Toumi et Dihani Abdellah avaient été arrêtés à bord d’un train, suite à un débat politique avec un homme qui s’était présenté ensuite comme officier du palais royal.

Ils avaient été envoyés rapidement devant le Tribunal de première instance de Casablanca, qui avait délivré un verdict en moins de quarante-huit heures, les condamnant à un an de prison ferme. La Cour d’appel avait ensuite réduit la peine à six mois de prison ferme.

Les autorités pénitentiaires Ait Melloul ont actuellement des attitudes excessives envers leurs familles lors des visites, effectuant des fouilles au corps jusqu’aux sous-vêtements. Ces actes d’intimidation sont accompagnées de paroles racistes et insultantes.

Les autorités marocaines ont d’autre part saisi tous les livres et documents avec lesquels les deux étudiants préparaient leur thèse universitaire et ont refusé de les remettre aux familles, argumentant qu’ils ont été perdus.

L’ASVDH dénonce fermement ces mesures répressives qui affectent les défenseurs des droits de l’homme, les intellectuels, les travailleurs, les citoyens Sahraouis.

Et exige la libération immédiate et inconditionnelle du groupe Edegja Lachgar et tous les prisonniers politiques Sahraouis.
A S V D H
Lettre d’information
El Aaiun Sahara Occidental
26.01.2010

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