Communiqué ASVDH

20/05/2008 | Déclaration

El-Ayoune le 20 mai 2008

 

Communiqué

 

L’ASVDH suit avec une grande préoccupation les événements douloureux et sanglants qui se sont déroulés à l’Université Alqadi Ayad à Marrakech. De nombreux étudiants sahraouis ont été victimes de ces violations et dans leur contexte et a été arrêté le défenseur sahraoui des droits de l’homme Mr. Ennaâma ASFARI, Co-Président du Comité français pour le respect des droits de l’homme et des libertés au Sahara Occidental (Corelso), ainsi que des membres des étudiants de la voie démocratique basiste, et d’autres ont fait l’objet d’attaques brutales ce qui a causé de graves blessures de différents degrés.

Selon les témoignages, certains étudiants ont été manipulé par les services de sécurité et de renseignement marocains et sont incité contre d’autres afin de créer des dissensions entre eux ce qui a un impact direct sur leurs études en premier lieu et sur leurs activités politiques et culturelles entre autres en deuxième position.

La situation des étudiants de l’Université Alqadi Ayad devient difficile par l’abus de l’administration de la cité universitaire à Marrakech surtout avec les problèmes des étudiants qui ont été victime d’intoxication  (plus de 22 cas), ce qui a créé une réaction de colère des étudiants en général conduit par des étudiants de la voie démocratique basiste. Et au lieu de faire face à la situation et de reconnaître l’erreur, l’administration a essayé de dissimuler cette grave erreur, et a répondu aux étudiants avec répression et arrestations.

Sur ce qui précède, l’ASVDH déclare:

- Sa solidarité absolue avec toutes les victimes sans condition, indépendamment de leur origine et affiliations, et avant tout avec le défenseur des droits de l’homme sahraoui, Mr. Ennaâma ASFARI

- Réclame la libération du prisonnier d’opinion, Mr. Ennaâma ASFARI, ainsi que les étudiants sahraouis et les étudiants de la voie démocratique basiste qui sont considérés par l’ASVDH comme PRISONNIERS POLITIQUES

- Sa condamnation sévère de l’approche répressive suivie par les services de sécurité contre les étudiants universitaires à Marrakech et dans diverses universités du Maroc

- Sa condamnation de la méthode permettant de falsifier les charges et procès verbaux et d’autres violations commises par les autorités marocaines en vue de contrecarrer les activités des défenseurs des droits de l’homme et les étudiants

- Appelle l’Etat marocain à reconsidérer ses politiques de sécurité suivies dans les cités universitaires et fournir les conditions favorables pour étudier à tous les étudiants et garantir leur droit d’expression et de manifestation pacifique

- Demande à l’Etat marocain s’assumer tous les frais d’hospitalisation de toutes les victimes et en particulier les cas graves

- Demande la libération immédiate de tous les détenus d’opinion et détenus politiques, dont le secrétaire général de l’ASVDH, Mr. Brahim SABBAR, et le président de la section locale de l’ASVDH à Boujdour, Mr. Mohamed TAHLIL

En fin, et rappelant à l’Organisation des Nations Unies sa responsabilité politique et juridique envers le territoire du Sahara Occidental et les citoyens sahraouis ce qui exige de fournir une protection pour ces citoyens et de garantir leurs droits légitimes, l’ASVDH demande à toutes les associations et organisations des droits de l’homme de continuer à travailler dans le but de stopper la répression et mettre fin à la série des graves violations des droits de l’homme et d’apporter toutes les formes possibles de soutien aux victimes.

 

Bureau exécutif

Signature:

Président: Mr. Brahim DAHANE

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