Un jeune Sahraoui torturé par la police marocaine
25/08/2010 | Lettre d'information
El-aaiun Sahara occidental,
25 août 2010.
Lundi 23 août, les forces de police marocaines ont arrêté Ahmed Salek Latrach, un citoyen Sahraoui dans l’avenue de la visite de El-Aaiun au Sahara occidental, pour lui infliger une enquête sous la torture.
Selon Ahmed Salek Latrach 20 ans, une patrouille de police marocaine dirigée par le brigadier Abdel-Ali Rachidi l’a attaqué vers 3h du matin alors qu’il se promenait sur le boulevard et l’a forcé à monter dans la voiture de la patrouille .
Pendant le trajet, le brigadier Abdel-Ali Rachidi a délibérément frappé M. Latrach sur la plante de ses pieds.
L’investigation, questions et coups, ont continué après l’arrivée à la préfecture. Les questions portaient sur les raisons de sa présence dans l’avenue de la visite.
M. Latrach dit que les policiers qui l’interrogeaient l’ont battu tellement fort que deux matraques se sont cassées sur ses jambes.
Dans un procès-verbal rédigé par la police, M. Latrach a été accusé à tort de posséder une arme blanche. M. Latrach a signé le procès verbal parce qu’il avait peur et mal, il ne savait pas comment faire. C’était sa première arrestation et séance de torture.
M. Latrach a été présenté devant le procureur du roi mardi 24 août vers 13h et a été libéré après deux questions sur son identification : son nom, le nom de son père et de sa mère.
M. Latrach nous a informé que les agents de police de la préfecture lui ont volé son téléphone, ses papiers d’identité, sa montre et son porte-monnaie.
