La police marocaine est intervenue contre quatorze activistes européens, à el-Aiun Sahara occidental

30/08/2010 | Lettre d'information

groupe european
Carmen Roger
El Aaiun, Sahara Occidental
30 aout 2010

Samedi vers 18h15 gmt La police marocaine est intervenue contre quatorze activistes européen, venus a El-Aaiun pour protester contre les violations de droits de l’homme au Sahara occidental. La protestation a eu lieu devant l’hôtel de ‘Negjir’ où résident les membres de la MINURSO. (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental)

Alors que les militants de nationalité espagnole entonnaient des chants et slogans pour le Sahara Libre des dizaines du policier en tenue civile les ont encerclés et les ont frappés à coups de pied avant de les transférer au siège des renseignements généraux de la préfecture du El-Aaiun où ils ont été interrogés.

Après des heures d’interrogatoire, les espagnols ont été remis à la Casa Espana , puis ont été renvoyés dimanche soir aux Canaries.
La police et les services de renseignement général se sont multipliés dans les premières minutes de la manifestation, et ont imposé un cordon de sécurité étanches et empêché des dizaines de citoyens sahraouis de rejoindre les Espagnols à l’endroit de la manifestation pour les soutenir.
A proximité, dans le quartier de l’Inach, les autorités marocaines ont attaqué des citoyens sahraouis qui avaient l’intension d’organiser une manifestation.
La police c’est introduite par la force dans plusieurs maisons de citoyens sahraouis et blessé un certain nombre d’entre eux, dont deux vieilles femmes, Mmes Aziza Khatry et Salam bouha Elmoudan.
Auparavant, samedi matin vers 2h gmt, quatre femmes Sahraouies ont été grièvement blessées par une voiture Mercedes conduite par un policier marocain employé dans le quatrième arrondissement de El-Aaiun – Sahara occidental.
Selon Mme Aziza, l’une des quatre blessées, l’officier était ivre, et les forces de police n’ont pas établi de procès verbal sur l’incident, mais seulement transféré l’homme à bord d’un véhicule officiel
Mm Aziza accuse l’agent de police marocain d’avoir agit délibérément pour des raisons racistes et politiques.

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