[hautcourant]: El Ghalia Djimi, militante sahraouie en territoire occupé

16/01/2009 | Press

[Photo Archive: Mme. Djimi Lors de sa visite en Italie]

Invitée par la commission du droit des femmes du Parlement Européen, une délégation de femmes sahraouies a fait escale à Paris, en décembre, afin de sensibiliser les Français à la répression marocaine que subissent encore les sahraouis en mal d’indépendance. Rencontre avec El Ghalia Djimi, vice présidente de l’ASVDH, (Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits Humains), à Laayoune.

Le teint brun, les yeux pétillants, cette femme de 47 ans n’a rien perdu de ses capacités d’indignation, malgré des tentatives d’intimidation radicales. Elle naît en 1961 à Agadir, au Maroc, où elle passe son enfance. Ses parents ayant fuit le pays, elle est élevée par sa grand-mère, Fatimatou, qui lui transmet sa culture sahraouie et son dialecte traditionnel, le Hassania. A cette époque, le Sahara Occidental, au sud du royaume marocain, est encore entre les mains de l’Espagne. C’est en novembre 1975 que tout bascule. Le Maroc envahit le territoire, et pousse les indépendantistes sahraouis à l’exil, dans le sud algérien, après des représailles sanglantes. Du haut de ses 14 ans, El Ghalia observe les évènements ; sa fibre militante s’éveille. Mais c’est la disparition de sa grand-mère, en 1984, qui la propulsera au coeur de la bataille. Elle rejoint sa terre d’origine et intègre alors des mouvements de résistance sahraouis.

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