Libération de trois prisonniers politiques sahraouis de la prison noire à El-Ayoune
18/01/2009 | Lettre d'information
Les autorités marocaines ont libéré, aujourd’hui dimanche le 18 Janvier 2009, trois détenus politiques sahraouis, après avoir purgé leur peine (deux ans et demi de prison ferme) à la prison noire d’El-Ayoune, en raison de leur participation à des manifestations pacifiques appelant à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Les trois détenus politiques sahraouis libérés, sont:
Abdessalam DAIDA (26 ans), N° d’écrou : 27459, détenu le 18 Juillet 2006 par la police judiciaire à Smara.
Mouloud Mustapha ELHAJAJ (25 ans), N° d’écrou : 27458, détenu le 18 Juillet 2006 par des éléments de la police judiciaire à Smara.
Mohamed Salem BAHAHA (23 ans), N° d’écrou : 27457, détenu le 18 Juillet 2006 par la police à Smara.
Chacun de ces trois prisonniers politiques sahraouis avait fait l’objet d’interrogatoires accompagnés de passages à tabac et des pratiques honteuses ou à des traitements dégradants pendant 72 heures dans les locaux de la police judiciaire à Smara avant qu’ils aient comparu devant le procureur général et le juge d’instruction près la Cour d’appel d’El-Ayoune, sous des charges de nature criminelle. Le 20 mars 2007, ces trois détenus politiques avait été condamné par la Chambre pénale de la cour d’Appel à une impitoyable et injuste sentence de trois ans de prison ferme. Cette sentence avait été réduite, le 15 mai 2007, à deux ans et demi de prison ferme par la même cour.
Ces trois prisonniers politiques sahraouis, libérés aujourd’hui, ont purgé la totalité de leur peine à la prison noire d’El-Ayoune dans des conditions sordides et dangereuses à cause des mauvaises conditions de cette prison et aussi à cause d’actes de racisme, de torture et des pratiques inhumaines que la direction de la prison pratiquait à leur égard. En outre leurs familles avaient fait, de façon permanente, l’objet d’intimidation, de restriction et d’interdiction lors des visites.
Et à cette occasion l’ASVDH présente ces félicitations à ces prisonniers libérés et à leurs familles.
