TEMOIGNAGE DE MR HAIDOUG BRAHIM KAMAL (AZERGUI)

07/03/2009 | Témoignage

Haidoug Azergui
Le jeudi 26 février 2009 alors que je marchait sur l’avenue KAIROUAN avec mon ami j’ ai vu un véhicule civil de type ‘Opel’ et à bord deux personnes que je peux identifier, mais je ne connais pas leurs noms. J’ai alors senti le danger et j’ai demandé a mon ami de s’en aller. Avant que je finisse ma conversation, je suis surpris par l’un des policiers qui me demande de m’arrêter et m’a fait monter par force à bord d’un véhicule de la police de couleur bleu. A l’intérieur du véhicule ils m’ont bandé les yeux avant que je sentis que la voiture prenne une route non goudronnée.
Êtes-vous Haidoug? Êtes-vous Polisario? Questions étaient accompagnées par le rire et la moquerie de ces membres de la patrouille, avant l’arriver de l’officier principal de police, le tortionnaire, Abdelaziz Annouche, connu sous le nom de (touhima) que j’ai connu grâce a sa voix et par le moteur de sa Mercedes. Ce dernier m’a frappé sur ma tête, j’ai répondu, oui je suis Polisario, j’ai le droit de l’être et je suis fier comme tous les sahraouis. Un instant après j’ai entendu un message transmit par leur radio, qui leur ordonne d’arrêter l’opération et de retourner vers le commissariat.
Arrivant au commissariat ils m’ont mis au deuxième étage là où ils m’ont enlevé la bande des yeux et l’interrogatoire a commencé par deux officiers ; abdelazize annouche et un autre qui s’appelle Khalid qui se présentait comme successeur de Annouche.
L’interrogatoire s’est basé sur le déplacement que j’ai fait avec mes amies hors de la ville d’el-ayoune pour faire des drapeaux de la RASD mes réponses étaient claires et précises sur ce sujet. J’ai passé des heures avant de revenir à nouveau et le même scénario continua, l’enquête et les questions ont été à des fins de provocation, et la pression psychologique pour s’assurer qu’il n’y a pas de contradiction.
Le samedi, a 13 h 30, ils m’ont demandé de leur indiquer le lieu où nous avons fait les drapeaux de la RASD. Nous y somme allés a bord d’une Mercedes appartenant a ‘touhima’ et nous étions cinq : moi, les deux officiers (Abdelazize Annouch, Khallid) et deux autres autres policiers, l’un d’eux est un photographe. Après nous sommes arrivés à la maison de Hadad dans le désert. Quand ils n’ont pas pu ouvrir la porte, alors ils ont brisé la fenêtre.
Après avoir pris des photos de moi avec quelques objets sur le lieu, le policier Khalid a dit : ‘Prenons une photo avec le militant politique, avant mon retour au commissariat’. Une fois au commissariat, un nouveau et troisième interrogatoire commença et cette fois avec les agents de la DST. Les questions étaient les mêmes. J’ai passé la nuit comme les deux autres nuits passées sur un sol plein d’urine.
Le lendemain, une autre enquête, menée par les tortionnaires Annouch et Khallid, qui comprenait les mêmes questions. J’avais très faim. J’ai su après que ma famille m’avait apporté à manger mais ils ont, initialement, nié ma présence au commissariat, et grâce à l’insistance de ma sœur ils ont avoué.
Ils m’ont posé des questions sur les positions de mes sœurs et je leur ai dit que les que leur positions sont celles des sahraouis mais elles ne sont pas impliquées dans ce que je fait parce que je suis responsable de mes faits. Au troisième jour de détention, on m’a permis de prendre un peu de nourriture, après avoir signés des documents dont j’ignore le contenu pour être libéré le même jour.

Mots-clés / Keywords: